Il est encore temps de planter des rosiers à racines nues.

En novembre vraiment ?

Il y a quelques années de ça j’étais dubitative : planter des rosiers en novembre dans la boue ? Ils vont geler non ? Une quarantaine de rosiers plus tard, je vous assures qu’ils ont tous repris alors que certains ont été plantés très tard … toute fin novembre avec une lampe frontale sur la tête.

Un choix immense

Qui dit rosier à racines nues dit rosiers facilement transportables : c’est l’occasion de commander enfin le rosier  dont on rêve depuis longtemps et qu’on n’a pas trouvée près de chez nous.  

Trés résistants. 

Au début je n’osais pas me lancer : faire venir des rosiers d’Angleterre et des Pays-Bas ? N’est pas risqué? Il y a la douane (je vis en Suisse), cela prend du temps. En fait les rosiers survivent étonnamment bien. Mes rosiers ont parfois mis jusqu’à deux voir trois semaines pour arriver et ils ont très bien repris.

La plantation. C’est très simple. N’ayez pas peur de vous lancer. Personnellement je fais cela de la façon suivante.

  • Stockez les rosiers au frais à la cave/garage dans leur emballage d’origine. Une heure avant la plantation les mettre à tremper dans un seau d’eau.  Si possible praliner (cf. astuce 2).
  •  Préparez un grand trou (40 x40 cm minimum) – jeter une poignée de corne broyée au fond.
  • Retaillez les racines afin que leurs extrémités soient parfaitement saines – soupoudrer les racines de mycorhizes (champignons qui aident au développement des racines ).
  • Placez votre rosier dans le trou (cf. astuces 3).
  • Rebouchez le trou avec de la terre de jardin additionnée de composte (au début j’avais peur d’utiliser la terre de mon jardin qui est très lourde mais les rosiers l’ont très bien toléré). Tasser avec le pied et arroser pour permettre un bon contact de la terre avec les racines.

Astuce 1 : commande pour la Suisse

Si vous ne voulez pas payer des frais de douane supplémentaire il faut que la valeur totale de votre colis (rosiers plus frais de port soit inférieur à 62 CHF). Noter bien que le but n’est pas ici d’économiser avec un prix inférieur à ceux pratiqués en Suisse mais bien de trouver la variété rare dont je rêve depuis longtemps.

Astuce 2 : qu’est ce que le pralin? 

Il s’agit d’un simple mélange de terre de jardin fine et d’eau (avec une consistance de pâte à crêpe). Le rosier doit être plongé dedans jusqu’à la base des branches. Cela permet une bonne réhydratation et une meilleure cicatrisation.

Astuce 3 : collet 5 cm sous la surface

Placez le rosier dans le trou de façon à que le collet (partie renflée de la plante qui correspond au point de greffe) soit juste au niveau du sol ou 5 cm dessous. Les deux écoles s’opposent. Mais ne vous inquiétez pas les deux modes de plantations fonctionnent.  Personnellement je conseille néanmoins la seconde option car cela protège mieux le rosier du gel et permet d’éviter que le porte greffe ne prenne le dessus sur le rosier greffé.

Pour aller plus loin sur les techniques de plantations des rosiers.

Pour rêver de rosiers magnifiques :  Les roses de Daniel, Les roses de David Austin, Les rosiers Lens.

Une potée fleurie neuf mois !

Les étales des pépinières regorgent de bruyères et de cyclamens. C’est le moment de rajouter de la couleur autour de la maison pour égayer les journées plus grises. Je vous propose une jolie façon d’associer ces floraisons du moment  afin d’obtenir une potée fleurie pendant de très longs mois (Octobre à Juin).

Les cylcamens et les bruyères nous apportent de la couleur tout de suite.

On ajoute des floraisons qui viennent juste d’arriver et qui dureront tout l’hiver : les roses de Noël (Helleborus niger).

Puis on prévoit déjà la fin de l’hiver avec les aconits d’hiver ou helléborines (Eranthhis Cilicica) et des perce-neige (Galanthus elwesii) : le duo gagnant et très facile. La surprise viendra des iris réticulés (Iris reticulata) qui ajouterons une jolie touche de bleu dès février.

Enfin on se réjouit déjà de l’arrivée du printemps avec des jacinthes blanches et des narcisses au parfum suave. On prolonge le plaisir avec les tulipes tardives angéliques et les clochettes blanches des nivéolles d’été.

 

Astuce 1

Ne faites pas attendre les bulbes d’aconit d’hiver une fois achetés. Faites les tremper toute une nuit avant de les planter. Ces tout petits bulbes sont très sensibles à la déshydratation.

Astuce 2

Faites la différences entre les perces neige et les nivéolles d’été. La famille des perce-neige compte des Galanthus nivalis mais ce ne sont pas des nivéoles d’été Leucojum aestivum. Les noms latin se ressemblent, les fleurs aussi : attention à choisir le bon paquet de bulbes. La floraison des nivéoles est bien plus tardive.

Le petit plus

Vous pouvez planter exactement la même mélange en pleine terre, il reviendra fidèlement l’année d’après et sera toujours plus fleuri. Les bulbes présentés ici sont très rustiques et facile à naturaliser. Les tulipes angéliques reviennent bien d’une année sur l’autre même si il ne s’agit pas de tulipes botaniques. Un jardin beau toute l’année… pour des années.

Des massifs à très longue floraison en terre de bruyère et en plein soleil: un défis de taille.

Aujourd’hui je travaille sur un projet particulier. Il ne s’agit pas de dessiner un jardin mais de recomposer des grande massifs qui bordent une belle pelouse ouvrant sur les vignes du Vully. La conception actuelle déçoit un peu les propriétaires. Voyant leur amour de la couleur le précédent paysagiste a installé des azalées et …c’est tout. Les azalées c’est magnifique… mais cela ne fleurit pas très longtemps et il y a beaucoup d’entretient car le sol au pied est découvert.

Je propose de densifier les plantations en étalant les floraisons au maximum et en utilisant des plantes couvre-sol pour simplifier l’entretien. La tâche n’est pas si simple. Qu’allons-nous trouver pour ce lieu en plein soleil et qui soit compatible avec la terre de bruyère?

Avant/Après : Plus de densité et de diversité

De la couleur toute l’année

  • En premier plans des massif je choisis des Erigerons karvinskianus (Vergerette de Karvinski). Ces plantes très faciles à vivre ont une seule exigence : un sol bien drainé. En retour elle offre une floraison record : un tapis de fleurs de mai à octobre.
  • Quelques séduisantes Gaura blanches et roses viennent apporter de la légèreté et de la couleur très longue durée. Ici il est particulièrement important de choisir son cultivar (je vous écrirai bientôt un billet les différentes Gaura que j’ai testées).
  • Pour un petit coup de peps en automne je rajoute un magnifique aster. Encore une fois il ne s’agit pas de prendre le premier aster venu. Certains seraient bien trop hauts, d’autres sont magnifiques mais se couvrent de blanc (oïdium).
Un automne vibrant de couleur : violet de l’aster, cuivre de l’amélanchier et toujours la douceur des petites vergerettes de Karvinski.
  • Différentes bruyères vont apporter de la couleur de décembre à mai et vont aussi jouer la fonction de couvre sol.
  • Il ne faut surtout pas oublier de mettre une multitude de petits bulbes rustiques ou botaniques comme le crocus, des muscaris et des petits narcisses en mélange. C’est tellement agréable d’avoir un jardin bien fleuri dès février.

De la hauteur et des surprises 

Pour donner un peu de hauteur je choisit un petit arbre pour chaque massif. Cela permettra de créer une répétition agréable à l’œil. Par contre je choisi des espèces différentes afin d’étager au maximum les floraisons.

Avant /Après : Un jardin beau toute l’année
  • Le Magnolia grandiflora (Magnolia à grandes fleurs) Little Gem, est un nain dans le monde des géants grandiflora. Il se taille bien et a le bon goût de fleurir dès sont plus jeune âge.
  • Les Cornus Kousa sont aussi des arbres avec une superbe floraison et qui sont bien adaptés à la terre de bruyère. Je conseille ici en particulier China Girl et Satomi.
  • Pour de la couleur en hiver je choisi un Hamamelis. Je vous ai déjà présenté ces arbustes ici.

Un peu de gourmandise 

  • Comme on parle de terre de bruyère autant en profiter pour planter des myrtillers. Le Myrtillier Hortblue Petite est une petite merveille : il est auto-fertile, fructifie deux fois par an et il se pare d’une belle couleur en automne.
  • J’ajoute aussi deux Amelanchiers Lamarckii. L’amélanchier est un arbuste que j’adore car il est beau toute l’année ou presque et il offre des petits fruits noirs délicieux .

Conclusion : Le plan a beaucoup plu. On se retrouve dans quelques semaines pour la plantation.

Plantation en terrain très difficile

Le contexte : un petit paradis sur une dalle de béton

Vous le savez, mon jardin c’est 50 cm de mauvaise terre sur …une dale de béton. Je vous en ai déjà parlé ici. Il s’agit donc d’un vrai défi, notamment au niveau drainage pour les arbres ou arbustes.

Je vous présente ma technique pour réaliser des plantations dans ce type de terrain très difficile. Encore une fois (presque) tout est possible quand on soigne la plantation.

Aujourd’hui je comble un trou dans ma haie. En effet cette hiver j’ai déplacé certains arbustes pour les mettre mieux en valeur.

Les étapes : une la plantation soignée

  1. Réalisez le trou. Faites le toujours bien plus grand que la motte, c’est dur mais ça vaut le coup, surtout si votre sol est ingrat.

2. Versez des cailloux au fond (vous pouvez réutiliser ceux que vous avez collectés dans vos massifs et stockés dans un coin du jardin). Sinon vous pouvez utiliser des billes d’argiles expansée. Ici j’ai rajouté des billes d’argiles par dessus les cailloux pour avoir une large couche de drainage.

3. Séparez le drainage du sol de plantation à l’aide d’un géotextile que vous placez par dessus les cailloux.

4. Ajouter votre terre de plantation. J’utilise un mélange de terreau, de composte et de sol du jardin.

Conclusion :

Ici l’arbuste est en pleine terre, mais le sol est si mauvais qu’on soigne la plantation comme si c’était en pot. C’est essentiel et ça fonctionne très bien !

Si votre sol est trop drainant (sol sableux) vous pouvez prendre l’astuce du géotextile mais vous le placez au fond de votre fosse et vous n’ajoutez pas de drainage.

Hamamelis ou noisetiers de sorcière : des fleurs en plein hiver

Beau toute l’année :

Vous connaissez mon amour pour les arbustes qui apportent quelque chose au jardin à plusieurs moments de l’année. C’est bien le cas avec l’hamamélis, un arbuste qui présente de nombreux atouts :

  • une merveilleuse floraison au cœur de l’hiver (de janvier à mars) et très longue (2 à 3 mois)
  • de somptueuse couleurs en automne
  • un port évasé peu courant et très élégant
  • une croissance lente ce qui en fait un très bon arbuste même pour les petits jardins.

Lequel choisir ? Le conseil du paysagiste :

Choisissez avec soin votre hamamelis en fonction de l’endroit où vous souhaitez le planter. Je dis souvent que toutes les variétés ne se valent pas. Ceci est particulièrement vrai pour les floraisons d’hiver. Voyons ensemble les différents cas de figure.

Si vous plantez votre hamamelis un peu loin de vos fenêtres je vous conseille de privilégier une floraison jaune comme ‘Arnold Promise’. Si vous souhaitez un hamamelis à floraison orange ou rouge, vous pouvez le choisir à fleurs crispées (recroquevillées) ce qui intensifie la couleur. 

Si vous pensez le placer près de votre passage, ‘Pallida’ qui est parfumé est un excellent choix.

Si vous avez un grand jardin dans lequel vous avez la chance de vous promenez toute l’année, n’hésitez pas à créer un somptueux massif d’hiver en associant différentes couleurs d’hamamélis. Vous pouvez associer plusieurs couleurs : le jaune classique au rouge de ‘Diane’ ou à l’orange cuivré de ‘Jelena’.

Où le planter?

C’est un arbuste très rustique qui résiste jusqu’à – 17°C en sol bien drainé.
On le dit préférer les sols légèrement acides mais ce n’est visiblement pas une obligation absolue car les miens sont plantés en sol un peu calcaire (depuis 5 ans) et poussent très bien. Dans ce cas il faut soigner la plantation en apportant beaucoup de terre de bruyère et du composte (pour maintenir l’humidité).

Les hamamelis ont besoin de lumière au printemps pour fleurir. Vous pouvez donc les planter soit au soleil soit à la  mis-ombre d’arbres caduques. Encore une fois cela dépend aussi d’où vous habitez. Je vie en Suisse et j’ai fait le choix d’en placer un plein soleil (car juste devant mes fenêtres). Je veille juste à l’arroser un peu en été. L’autre qui est à mis-ombre se débrouille seul.

Convaincu par ce bel arbuste ? Il est encore temps d’aller le choisir en pleine floraison et de l’intégrer à votre jardin.

C’est le moment de : semer les pavots somnifères.

Les pavots forment une grande famille de très de jolies fleurs dont les coquelicots font partie. Mes préférées sont les pavots somnifères car ils sont merveilleusement beaux et ultra-faciles à réussir. On trouve de nombreux coloris du blanc au violet très foncé.

Semis : Je les sème à la volée en février, directement là où je souhaite les voir fleurir. Ils se ressèment d’année en année, un vrai bonheur.

Emplacement: Au soleil. Ils ont la réputation d’aimer les sols léger mais ils se plaisent bien chez moi en sol lourd.

Les capsules de pavot sont elles aussi très décoratives.

Entretient : aucun entretient n’est nécessaire, il s’agit d’une plante bien rustique. Les jardiniers les plus soigneux enlèveront les feuilles de la base qui jaunissent.

Conseil : je propose de les placer au second rang dans votre massif, les vivaces de bord de massif cacheront leur feuillage lorsqu’ils sèchent.

Un petit exemple : Aujourd’hui au jardin. J’ai décidé d’ajouter des pavots de couleurs sombres au massif abricot. J’enlève la couche de feuille qui a protégé la terre cet hiver. J’ameublie légèrement en surface avec une fourchette en prenant soin de ne pas déranger les floraisons du moment. Et je finis en semant à la volée.

A savoir : Les pavots d’orient quant à eux se trouvent facilement en godet. Enfin il existe aussi une grande vivace qui arbore le même type de fleur : le pavot en arbre.

Bon plan : des graines rares à prix abordable et pour la bonne cause!

Février c’est le mois où je commence déjà à rêver de nouvelles floraisons. Mais que faire au jardin quand il neige, vente ou pleut des trombes d’eau ? On peut déjà préparer ou même commencer certains semis.

Vous avez peut-être participé à la jolie aventure Seeds of love. Mais si ce n’est pas le cas il est encore temps d’acheter les graines que Isabelle Olikier vend au profit de la magnifique roseraie qu’elle a créée pour son village. Vous trouverez la liste ici.

Dès que la vente a été ouverte je me suis précipité. Le résultat est arrivé il y à quelques jours par la poste. Comme toujours la présentation est adorable.

Me voici donc toutes heureuse avec mes graines de : Helichrysum Silvery Rose, Papaver Somniferum Dark Selection, Penisetum Villosum, Lychnis Coronaria Alba, Anthericum racemosum, Veronica Longifolia, Anisodontea el rayo, Digitalis Abricot.

J’ai hâte de faire mes semis et je vous tiendrais au courant de mes experiences.

Seeds of love 2021

Je vous ai déjà présenté cette jolie aventure qu’est Seeds of love. Voici les graines que je vous propose cette année:

1. Nigelle de Damas Miss Jekyll Blanche – Nigella damascena

Ces annuelles sont bien utiles pour apporter un côté champêtre au jardin. De plus elles bouchent les trous sans étouffer leurs compagne. Elles sont aussi merveilleuses en elles-mêmes:

  • Leur feuillage est vert tendre, aérien, très fin et tout doux (les enfants adore les caresser).
  • Leurs fleurs blanches sont délicates, un peu exotiques et vont avec tout.
  • Leurs siliques sont idéales pour un bouquet sec ou pour orner la table de noël une fois passé au spray argent ou doré (encore une idée de mini bricolage avec les enfants).
  • Enfin les nigelles sont faciles à vivre. Le semis se fait directement en place en mars. Ensuite…aucun entretien. J’ai semé les miennes il y a trois ans, depuis elles se ressèment toutes seules.
  • Annuelle
  • Couleur de fleur: blanche
  • Hauteur : 50 cm
  • Floraison: Juin – Aout
  • Exposition : soleil, mi-ombre
  • Type de sol : sec à frais.
  • Silhouette : infloraissance solitaire

Gaura blanches – GAURA lindheimeri

Les Gauras se retrouve dans tous les jardins que je dessine car elles sont très utiles et facile à vivre :

  • Elles offre des fleurs aériennes comme des petits papillons blancs qui donnent de la légèreté à n’importe quel massif.
  • Elles fleurissent très très longtemps du début de l’été aux premières gelées.
  • Elles sont sans entretien et résistent très bien à la sécheresse.
  • Vivace
  • Couleur de fleur: banche
  • Hauteur : 100 cm
  • Floraison : Juin – Octobre
  • Exposition : soleil mi-ombre
  • Type de sol : sec à frais
  • Silhouette : touffe buissonnante

Coquelourde pourpre- LYCHNIS coronaria.

J’adore ces coquelourdes:

  • Leur couleur pourre /fushia est intense mais pas criarde. Elle est idéale pour donner une touche d’animation dans un massif bleu, rose ou blanc.
  • Le feuillage blanc-duveteux argenté est très joli.
  • Les coquelourdes sont hyper rustiques et se ressèment toutes seules.
  • Bisannuelle
  • Couleur de fleur : pourpre
  • Hauteur : 75 cm
  • Floraison : Mai – Août
  • Exposition : soleil
  • Type de sol : sec
  • Silhouette : touffe dressée

Parfois les semis font peur aux débutants. En fait ils sont souvent très gratifiants. C’est toujours motivant de voir le cycle complet d’une plante et c’est aussi un moyen économique d’avoir beaucoup de plantes. N’hésitez pas à vous lancer : les fleurs proposées ici sont toutes très faciles à réussir.

Gagnants du tirage au sort : le 6, le 33 et le 46. Mille excuses aux autres: promis l’année prochaine je fais des stocks bien plus importants.

Un Jardin en Bretagne : douceur et opulence

C’est le mois de novembre. Il fait bon rêver aux beautés des saisons à venir. Et puis avec cette pandémie il est bien agréable de se projeter de façon positive. Quoi de plus agréable que de planifier ses aménagements de jardin ?
Je vous présente ici un jardin créé à Saint-Malo, en Bretagne dans une région du nord de la France. Ici le climat est doux, il ne gèle quasiment jamais.

Il s’agit du vieux jardin d’une maisonnette en pierre. Créé il a plus de cinquante ans cet espace vert ne contient plus que quelques vieux rosiers, des semis spontanés de soucis, des glaïeuls et des dahlias. La façade est complètement nue.

La mission est simple : de la couleur le plus longtemps possible et avec un minimum d’entretien.  J’utilise donc principalement des vivaces, des graminées, des plantes à bulbes et des arbustes en ayant soin d’étaler au maximum les floraison qui vont maintenant de février à décembre.

L’espace est tout petit : il n’y a que 2,8 mètres entre la façade et la rue. Et j’ai seulement « droit »  à la plate bande qui se trouve contre la façade, celle qui est côté rue est maintenue avec son joyeux fouillis souvenir des anciens propriétaires. Je donne donc une impression d’opulence avec des grimpantes : rosier grimpant New Dawn et Clématite d’Armand (Clematis Armandii). 

La clef du succès : une bonne préparation du sol.

Le propriétaire qui s’occupe de faire les plantations n’a pas ménagé ses efforts. Sur mes conseils il apporte une grande quantité de composte et de terreau pour enrichir le sol car à 60 cm de la surface c’est déjà le sable. 

Le résultat est vraiment magnifique. Le rosier a couvert la façade en 3 ans. La clématite d’Armand enchante la fin de l’hiver. Les graminées donnent un petit goût de paradis en été.

J’espère pouvoir vous détailler plus tard la création du jardin. Pour l’instant je suis heureuse de partager quelques photos avec vous. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions sur ce jardin.

Mon jardin

J’habite en Suisse dans l’état de Fribourg et dans la jolie région du Vully.

Climat : près d’un lac. Mon jardin bénéficie d’un climat tempéré car je vie en Suisse et dans la région des lacs (le Seeland) zone de résistance au froid 6, adoucie par la présence du lac Morat tout près. du coup il gèle rarement au dessous de -10°C.

Expostion : tout de bon. Ici j’ai beaucoup de chance, la parcelle est orientée sud-ouest avec un excellent ensoleillement. Le parking qui entoure mon jardin a ça de bon : pas de grands batiments à côté pour faire de l’ombre.

Situation et sol : une oasis sur un parking. Mon jardin est un jardin créé à partir de rien : au début il s’agissait d’une marre asséchée donnant sur un parking. C’est un jardin sans sol ou presque : seulement 50 cm de terre de remblais au-dessus d’une dalle de béton car sous le jardin se trouve un port sous-terrain. En plus de cela la terre est très argileuse et très pauvre : un bloc de béton en été et un marécage en hiver. Nous avons placé plusieurs drains fait venir plus de 4000L de composte. Il s’agit donc d’un endroit assez ingrat qui est devenu notre petite oasis ! J’espère que cela vous donnera des idées et du courage si vous souhaitez mettre en valeur un endroit un peu atypique.

Philosophie : toute l’année au jardin. Des portes fenêtres permettent de le voir à tout moment depuis la maison. Il se doit donc d’être intéressant aussi bien en hiver qu’en été.

C’est un jardin conçu pour le plaisir des 5 sens

  • Vue avec des fleurs quasiment toute l’année, des plantes mellifères qui attirent tout un ballet de papillons et des arbres colorés même en hiver.
  • Gout avec des petits fruits, des herbes aromatiques et un petit potager,
  • Odorat avec un intérêt tout particulier pour les senteurs des fleurs mais aussi des feuilles.
  • Toucher avec des plantes duveteuses et d’autre toutes douces que les enfants notamment apprécient beaucoup.
  • Ouïe avec des arbres garde-manger pour les oiseaux.

Il est aussi conçu pour ménager notre intimité tout en réservant de belle ouverture sur le Mont-Vully qui est juste à côté.

Je vous ouvre les portes de notre petit paradis.